ENTRETIEN – On ne présente plus Charlie Winston. Son tube, « Like a hobo » caracole en tête des meilleures ventes de singles depuis plusieurs mois. Auteur d’une performance de haute volée , en clôture du festival Musilac, le chanteur revient sur les raisons de son succès et son amour pour la France.

Vous habitez Paris et votre album est un succès incontestable en France. On peut dire sans se tromper que vous aimez notre pays…

« Effectivement, j’aime vraiment la France, surtout sa campagne. Ce n’est pas la première fois que je viens dans la région et j’adore cette proximité avec la montagne. D’un point de vue artistique, quelques-unes de mes influences, comme Gainsbourg, ou Piaf, sont Françaises. J’ai grandi avec la musique de ces gens-là. J’aime aussi beaucoup d’autres artistes français comme Arthur H ou Olivia Ruiz. Elle est cool ».

Vous avez la réputation d’exceller sur scène. Les concerts sont-ils un moment à part pour vous ?

« Être en tournée, c’est pour moi très important. Une fois sur scène, j’estime avoir l’obligation d’assurer au public un spectacle de qualité. Pour cela, il faut rentrer dans le vif du sujet dès le départ et ne rien lâcher. J’ai passé onze heures dans un bus depuis La Rochelle, où j’ai donné un concert hier, pour me produire ici. Pour être franc, j’ai dormi le temps du trajet pour être en forme. Mon but, c’est de donner du bonheur aux gens. C’est uniquement à ce moment là que je considère avoir bien fait mon travail ».

Votre album n’est pas encore sorti en Grande-Bretagne. Pourquoi avoir choisi la France pour vous lancer ?

« Avec ma maison de disque, nous avons pensé que la France serait l’endroit parfait pour commencer, et vu le succès du disque ici, on peut dire que le test est réussi. Avec mon label, on a regardé quel titre pouvait être remarqué, et par la suite, lequel pouvait le mieux marcher. Le choix s’est porté sur « Like a hobo« . Nous réfléchissons actuellement à la possibilité de le commercialiser en Belgique et au Canada. Mon album est en vente depuis septembre 2009 en Grande-Bretagne ».

Beaucoup de vos fans copient désormais votre style. Qu’en pensez-vous ?

« Je trouve ça sympa. En tous cas, il n’a pas été étudié spécialement pour plaire aux fans. Néanmoins, il est vrai que l’apparence est importante dans le marché actuel de la musique pop ».

Parlez-vous de vous même dans « Like a hobo » ?

« Je ne dis pas que je suis un hobo. D’ailleurs, ce mot n’existe pas. C’est juste un symbole. Le hobo représente quelqu’un qui n’a pas d’attache dans une société où le premier moyen d’expression reste la consommation… »

♣ Propos recueillis par BP et CV♣

♣ Photo CV et BP ♣

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